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Des femmes païennes
Il y a beaucoup de femmes dans les lectures de ce jour. Et de femmes païennes. D’abord, de très nombreuses épouses de Salomon, trop nombreuses : la non-fidélité conjugale l’entraîne peu à peu à l’infidélité religieuse. Lui, le bâtisseur du Temple de Jérusalem, érige des sanctuaires aux idoles, ces vaines horreurs, pour plaire à ses femmes étrangères.
Il y a aussi cette syro-phénicienne, une païenne, qui poursuit Jésus de ses cris afin qu’il libère sa fille de l’emprise démonique. Elle prend un chemin tout inverse : sa foi pressent en Jésus le vrai Salomon, la source de la sagesse éternelle, qui la mène à l’adoration véritable.
Notre cœur sera-t-il semblable à celui de Salomon qui se laisse emporter par ses amours en désordre, jusqu’à se détourner du Seigneur ? Serons-nous semblables à cette païenne qui part à la recherche du salut venant du vrai Dieu ? Entrerons-nous toujours plus dans la fidélité de l’Alliance : conjugale, religieuse ? Ou emporterons-nous nos proches vers la dispersion de nos désirs passagers, loin de l’unique nécessaire ? Ces femmes païenne sont comme des images de notre humanité, tiraillée entre le désir de Dieu et les idoles sans nombre.
Mais il y a encore un autre personnage féminin dans ces récits : discret et pourtant déterminant. Une petite fille tourmentée par le mal, seule, dans le secret de sa maison, qui attend avec angoisse le retour de sa mère. Une autre image de ce que nous sommes, avec nos fragilités et nos peurs, avec notre espoirs secret de la libération, du bonheur, de la lumière. C’est pour la libérer du mal que Dieu est venu sur notre terre. C’est pour nous épouser dans sa fidélité que le Christ vient jusqu’à nous. Il nous guérit, nous relève, devient ce pain de vie offert pour les enfants de Dieu, filles et fils du Roi. Qu’il nous établisse dans sa sagesse !